le: 22/10/2019
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LIBERALISATION DU CANNABIS
Lors du Conseil d'arrondissement du 1 février 2010, D.VAILLANT maire de Paris 18 se prononce pour la légalisation du cannabis afin de casser les filières menant aux drogues dures. Au sein mêeme du conseil d'arrondissement,P.Y.BOURNAVEL pour l'UMP,I.BROSSART pour les communistes,S.GARREL pour les Verts y sont opposés.
Cependant S.GARREL,élu Verts et conseiller de Paris se prononce pour des salles de consommation contrôlées,il est favorable à la légalisation du cannabis et à la dépénalisation des autres drogues.


D.VAILLANT,dans un article paru dans Le Parisien,détaille sa position.Il se prononce pour la légalisation du cannabis mais les avis sont partagés au sein même de son propre parti,le parti socialiste.
Toujour dans le registre de la drogue,le Conseil de Paris a décidé l'ouverture d'une salle pour les toxicomanes dans la capitale('salle de shoot'). Dans ce cas il ne s'agit plus de de cannabis mais de drogues dures.Une subvention de 26000 Euro a été accordée.
En novembre, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot s'est dite plutôt favorable à l'ouverture d'une structure expérimentale, si l'expertise en cours à l'Inserm, et dont les conclusions sont attendues pour début 2010, va dans ce sens.

Ancien ministre de l'Intérieur, Daniel Vaillant, député-maire PS du XVIII , prend aujourd'hui la parole. Alors que le gouvernement lance une campagne de sensibilisation sur les dangers de la drogue, lui propose la légalisation de la consommation du cannabis.

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Article du Parisien:

Que pensez-vous de la campagne de sensibilisation aux dangers de la drogue lancée par le gouvernement ? Daniel Vaillant.
Elle a le mérite d'exister. C'est bien que la ministre de la Santé Roselyne Bachelot s'y intéresse. Mais c'est un peu faible; en gros, elle dit : « Ne détournons pas les yeux. » OK, mais il faut être plus agressif, attaquer cette question de la toxicomanie, sa massification et sa banalisation.


Que préconisez-vous ?

Dans le vaste problème que pose la drogue, il y a la question du cannabis. Ce produit est interdit, et pourtant sa consommation explose ; aujourd'hui, un jeune sur deux a déjà fumé du cannabis. Cette croissance s'accompagne d'une aggravation des trafics et de la criminalité. Aujourd'hui, je dis : « Ne faudrait-il pas prendre le pari de légaliser la consommation personnelle de cannabis à travers un contrôle de la production et de l'importation, comme c'est le cas avec l'alcool ? »


Le cannabis n'est pas une drogue ?

Si bien sûr, mais ce n'est pas comparable à d'autres drogues dures, comme le crack. Depuis que je suis maire du XVIIIe arrondissement, aucun habitant n'est venu se plaindre des consommateurs de cannabis. Mais du crack, oui.


Est-ce que le cannabis est dangereux ? Oui. Est-ce ça touche la santé ?

Bien sûr. Le sommeil, les réflexes en prennent un coup, la capacité à travailler, être éveillé, suivre des études, sûrement. Je ne joue pas l'ignorant, mais est-ce bien différent de l'alcool ? Concrètement, comment cette nouvelle réglementation pourrait fonctionner ? Je n'ai pas élaboré un projet de loi avec tous les détails. On peut imaginer un contrôle des approvisionnements extérieurs et une production en France. Tout se ferait dans la transparence, dans la règle comme pour le tabac et l'alcool. Pas de produits frelatés, pas d'économies souterraines et une vente à des endroits précis et contrôlés, interdite aux mineurs de moins de 16 ans.
Autoriser la consommation donc, mais pénaliser la conduite à risque comme pour l'alcool. Et durcir la pénalisation pour les trafiquants.


Vous risquez d'être accusé de laxisme ?

Je ne suis pas laxiste, je suis pratique. Mais on est dans une hypocrisie générale. Il y a de plus en plus de deal et de vente, de consommation, et pourtant c'est interdit ! Moi, je voudrais que les jeunes boivent moins, fument moins, prennent moins de cannabis et évidemment ne touchent jamais à la drogue dure. Je reste d'abord un père de famille et un citoyen libre.


Comment faire reculer le cannabis ?

C'est ça la question. Or l'interdiction ne règle pas le problème aujourd'hui, c'est un fait. Tentons le pari de la réglementation pour faire baisser la consommation.

Le Parisien du 9 octobre 2009

Le maire de Sevran Stéphane GARIGNON s'interroge sur l'efficacité de la politique de prohibition.La thése qu'il défend est de dépénaliser le cannabis pour réduire les trafics.Sa position rejoint celle de D.VAILLANT.La commune de Sevran de 51000 habitants située en Seine-Saint-Denis fait face à des trafics bien organisés.Sevran est considéré comme la plaque tournante du trafic de cannabis en Ile de France.Les dégats humains sont considérables pour Mr.GARIGNON.Une guerre de territoire entre 2 quartiers a fait 1 mort le 31 mars 2010.
Face à un contexte tendu le ministre de l'intérieur Brice HORTEFEUX s'est rendu à Sevran.Il a promis l'embauche de 1500 adjoints de sécurité supplémentaires pour assister les policiers Mais les annonces du ministre n'ont pas convaincu les élus.
Le maire de Sevran réclame depuis plusieurs années la création d'un commissariat.On est dans une 'situation de ghettoïsation et personne ne le voit' dit-il.


Les études récentes de l'Institut de la Santé et de la Recherche médicale sur le cannabis dont les résultats ont été publiés en 2004 signalent que le risque de présenter des symptômes psychotiques est supérieur lorsqu'on a cosommé du cannabis au moment de l'adolescence. Pour l'expertise le 'cannabis est un facteur causal' de la maladie.
Bien que le cannabis crée moins de dépendance que le tabac, des chercheurs avancent que 10% des consommateurs sont dépendants.Une consommation régulière engendre des troubles de la mémoire et de la capacité d'apprentissage
Dans'Cannabis et santé' le professeur Michel Reynaud évoque 'un syndrome amotivationnel,..qui se traduit par un désintérêt scolaire et social et une déscolarisation ou une désocialisation progressive' Il existe aussi un risque respiratoire. La fumée du cannabis contient, comme le tabac,des substances cancérigènes. Elle est donc toxique pour le système respiratoire. La' Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue'indique sur son site http://www.drogues.gouv.fr que l'association du tabac et du cannabis entraîne des cancers du poumon plus précoces que le tabec seul.


L'expérience du cannabis en Californie:La culture et la consommation du cannabis à des fins thérapeutiques est autorisée en Californie depuis 1996. Un projet de loi va l'autoriser à titre récréatif.


Une nouvelle drogue appelée la 'méphédrome' tourne dans les soirées branchées et se caractérise par le fait quelle est légale. On peut se la procurer sur Internet sans problème.Elle est prise par des personnes dépendante à la cocaîne. Les complications possibles sont sur le plan psychiatrique,, de la paranoîa, de l'anxiété,des halucinations,des troubles de la concentration et de la mémoire,une insomnie et un tableau dépressif.La prise de cette drogue est caractérisée par des tremblements, des frissons,une baisse de la température et un sentiment de paranoîa. C'est une drogue complétement chimique fabriquée dans des labo chinois qui sortent régulièrement des nouvelles molécules. Depuis le 16 avril 2010 un rapport a été transmis au Ministére de la Santé en vue de l'interdiction de la méphédrome.


Les défenseurs des salles de consommation de drogue supervisées appellées aussi salles de shoot ,accompagnés de la Prix Nobel de médecine Françoise Barré-Sinoussi, ont exposé, jeudi 19 août 2010 , leurs arguments devant le premier ministre. Cette réunion intervient une semaine après le refus du premier ministre sur cette question.
Cependant des salles de consommation existent dans plus de quarante-cinq villes de huit pays, (Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg, Espagne, Norvège, Suisse, Canada et Australie), destinées aux toxicomanes les plus précarisés et en dehors de tout dispositif de soins, c'est-à-dire une minorité
Les opposants aux 'salles de shoot' ont reçu le renfort involontaire des autorités médicales de la province du Québec au Canada, qui ont fait savoir, le 20 août 2010, qu'elles refusaient l'ouverture d'un site d'"injection supervisée" dans leur province. Pour elles,il n'existe pas assez de preuves concluantes que de tels sites réduisent l'incidence des surdoses ou la propagation de maladies.
Le député en charge de la santé au PS Jean-Marie le Guen et adjoint au maire de Paris a proposé et défendu l'ouverture de "salle de shoot" à Paris. Une première expérimentation est menée à Paris depuis janvier 2010 et une subvention de 26 000 euros a été accordée par le Conseil de Paris.