le: 22/10/2019
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FERMETURE DES VOIES SUR BERGES


Le plan de reconquête des voies sur berges du maire Bertrand Delanoë est ambitieux. Rive droite, rive gauche aucune berge n'est oubliée. L'idée est de transformer une autoroute urbaine en lieu de vie.

La longueur des berges de Seine est de 13 km.Depuis novembre 2007 la vitesse est limitée à 50 km. Le premier tronçon des voie sur berges a été inaugurée en 1967.En 2002 la première édition de Paris-Plages a été lancée.

Le Conseil de Paris a voté en début d'année 2010(98 voix pour, 57 contre, 4 abstentions),le projet de Bertrand Delanoë.

Concrètement dans le projet la rive gauche sera fermée à la circulation automobile sur plus de 2 km, de Solferino à l'Alma. La rive droite, cette autoroute urbaine sera transformée en un boulevard parisien moderne, et harmonieux, équipé de feux rouges, où cohabiteront piétons, circulations douces et voitures.

Le préfet de Paris a un avis réservé sur le projet.
'Il souligne que la fermeture complète aux voitures de 2,3 km rive gauche constitue un bouleversement nettement plus radical et que ses services nourrissent des interrogations réelles sur l'intersection entre deux axes majeurs de circulation.


Le mouvement Ouest-Est vers le boulevard Saint-Germain notamment.'
Selon lui, le Boulevard Saint-Germain et la rue de Rivoli, auraient des capacité d'absorption assez réduites. L'axe de circulation des quais reste très important malgrè la vitesse limitée à 50 km.La fermeture des quais reportera:
-Dans un premier temps tout le trafic sur le boulevard Saint Germain et la rue de Rivoli qui doivent déja supporter les voies réservées.
-dans un deuxième temps sur le périphérique qui doit supporter le report du trafic des boulevards des Maréchaux occupé maintenant par le tramway.
Avec Paris Plage,pourtant en période estivale, une bonne partie de Paris est bloqué et si les berges sont fermées,tout trafic deviendra impossible.

Les couloirs de bus qui ont proliféré dans Paris ont un impact largement négatif puisque lorsqu'on emprunte un bus, on voit bien que la voiture doit sans arrêt quitter son couloir, celui-ci étant encombré par une voiture de livraison. Et quand il n'y a pas de bus ces couloirs sont vides et inutiles. Agir pour que l'automobile, circule avec fluidité, de façon à passer le moins de temps possible à un endroit donné. Si la circulation est fluide, le véhicule passera rapidement , alors que si il y a des bouchons, le taux de pollution va augmenter.

Pour fluidifier la circulation des véhicules, il faut supprimer le plus possible de sens uniques, limiter (voire interdire dans certaines voies étroites) le stationnement en favorisant la création de parkings. Combien d'immeubles industriels qui ne trouvent pas preneurs pourraient être transformés en parking en étage. Il faut aussi dissuader les personnes d'utiliser leur voiture quand cela est possible, en augmentant l'offre en transports en commun(billets aller-et retour attractifs à partir des parkings)

Augmenter le nombre et la fréquence de passage des bus. A certaines heures, il est inutile de faire circuler des bus de 50 places avec deux personnes à l'intérieur. Si la RATP mettait en service des petits bus, 10/15 places(comme à Montmartre) passant toutes les cinq minutes, beaucoup de personnes qui rechignent à emprunter les bus actuellement, faute de pouvoir ou vouloir attendre 20/25 minutes changeraient d'avis.

Aménager les accès du métro par des ascenseurs afin que davantage de personnes puissent l'emprunter. A commencer par toutes les personnes à mobilité difficile et/ou chargées de poids (poussettes avec bébés, par exemple). On peut aussi interdire l'accès aux voies parisiennes aux camion de gros tonnage. Au dessus de 10 tonnes, on peut considérer que ces véhicules doivent décharger leur marchandises dans des gares hors ville, et faire du ' dispaching' avec des plus petits véhicules sur le principe bien connu des responsables logistiques en charge des transports.


Patrick Devedjan président du conseil général des Hauts-de-Seine accusait Paris de' s'isoler de la banlieue' Le projet d'aménagement des berges des Hauts-de-Seine prévoit le doublement des voies entre Issy et Sévres. Il n'y a donc aucune cohérence entre les deux projets, c'est ce qu'à noté l'union régionale de protection de l'environement Ile de France. Du coté de Paris on veut empécher les voitures de circuler et du coté des Hauts-de-Seine on fluidifie le trafic Devant les inquétudes de l'association des maires de Hautes-de-seine la mairie de Paris a été amenée à préciser ses intentions.
Elle veut fermer d'ici 2012 les quais rive gauche à la circulation entre Orsay et le pont de l'Alma.
En face,la voie Georges Pompidou restera ouverte mais des feux casseront le trafic et permettront la traversée des piétons.
Le principe des vases communicants est cependant inévitable. Quand on touche aux voies sur berges à Paris il y a forcément un impact en banlieue.

Le premier ministre Francois Fillon a annoncé le 12 janvier 2012 le rejet en état du projet de fermeture des berges sur Seine. L'état étant propriétaire du site Rive gauche le premier ministre notait des manquements et défauts au projet.
La ville est propriétaire des ponts mais les quais appartiennent à l'Etat par l'intermédiaire des 'Voies navigables' et de 'Ports de Paris'
La ville de Paris a bien envisagé un recours devant le conseil d'Etat mais le service juridique pense qu'il n'a aucune chance d'aboutir

Il est à noter que le premier ministre vient de déclarer son investiture comme candidat UMP dans la 2éme circonscription de la capitale tenu par J.Tibéri qui réservait le poste de député à son fils. Promu comme Contrôleur Général à Bercy par décret ministériel,la nomination du fils de J.Tibéri vient d'être invalidé par le Conseil d'Etat.Il a été jugé 'inapte' pour le poste

Voir article du Monde
Lettre de Fillonà Delanoë


Source:Le Monde,Les Echos,Grégory,....